Karate Chidokai

Comment pratique-t-on le karate dans les clubs de chidokai ?

Le principe de l’entraînement chidokai est une étude complète et progressive des kihon de base dans le but d’acquérir de manière efficace l’équilibre physique, psychique et mental.

L’apprentissage est échelonné sur 8 kyu, depuis la ceinture blanche jusqu’à la ceinture noire. Les techniques de base demandées à l’élève sont nombreuses et de plus en plus complexes, au fur et à mesure des progrès réalisés. En effet, les premiers exercices sont plutôt statiques, pour permettre à quelqu’un qui commence le karate de progresser par petits pas.

C’est cette méthode qui a valu à son créateur, maître Sasaki le premier prix de la fédération de karate du Japon, lors du premier meeting (Nippon Budo SAI) du karate tous styles réunis, ainsi que l’honneur de présenter ces kihons devant l’empereur du Japon.

Les exercices de coups de poings sur place comme les kara-tsuki 1, 2, 3 ou sonoba-tsuki sont suivis par des déplacements de faible amplitude dans le soucis de ne pas brusquer le débutant.
Après quelques mois d’entraînement régulier, l’élève commence son apprentissage psychomoteur par des techniques de plus en plus variées et de difficulté croissante, comme les techniques taisabaki et ukekime, les 15 kihon-katas ou encore le renzoku-dosa. La richesse des techniques de base est un des points forts du chidokai.
Une fois que la base est solide, les techniques de combat et les katas sont abordés avec beaucoup plus de facilité. Tout cela a pour but d’aider l’entraîneur et l’élève à optimiser le temps consacré à l’entraînement. La structure en est précise et suivie. Il n’y a pas de place à l’improvisation.

Karate Chidokai
Maître Nakajima a obtenu de grands succès au Japon: il a déjà gagné la médaille d’or de la ville de Tokyo et d’autres trophées remarquables. En 1974, il a été envoyé en Suisse en tant qu’instructeur officiel de la Fédération de Tokyo et de la Fédération de rengokai. Il n’est pas karateka professionnel : il est fonctionnaire à la mission du Japon à Genève.
Le groupe chidokai a été fondé au Japon le 8 novembre 1954 par maître Takeshi Sasaki, élève de Gichin Funakoshi, fondateur du karate. Avec l’arrivée de l’un de ses élèves, Hiroshi Nakajima, envoyé officiellement par la Fédération du Japon, le 15 juillet 1974, le chidokai a été introduit en Suisse.

Par référence au vieux bushido, véritable code d’honneur des samurai, l’enseignement du karate est intimement lié à une certaine forme d’éducation morale. Courage absolu, honneur, loyauté, sincérité, courtoisie et maîtrise de soi sont autant de qualités essentielles à ces anciens guerriers dont la vie était vouée à une cause qu’ils défendaient avec une totale abnégation.
Dans les dojo chidokai, ces valeurs pénètrent encore aujourd’hui chaque aspirant à la Voie. Ces qualités morales et spirituelles saisissent ceux qui, dans le respect des traditions, s’attachent à gravir les Chemins de la Maîtrise.

Ainsi, au terme de l’entraînement, tous sont invités à exprimer respectueusement ces principes par ces paroles (dojo-kun):
– travaillons pour accomplir notre personnalité;
– défendons le Chemin de la Vérité;
– efforçons-nous de nous élever spirituellement;
– respectons la politesse;
– soyons des gens courageux.
 
Huynh Cong Khan

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