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Membre du Shung Do Kwan depuis 1998 et responsable de la section JJB, Marc Devallières revient sur son parcours, sa vision des arts martiaux et ce qui le lie au club depuis près de 30 ans.

Avec cette nouvelle rubrique, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui font vivre le Shung Do Kwan au quotidien : instructeurs, pratiquants, bénévoles, membres du comité ou du Bureau… autant de visages, de parcours et d’histoires qui composent notre club.


Pour inaugurer cette série, nous avons posé nos dix questions à Marc Devallières, membre du Shung Do Kwan depuis 1998 et responsable de la section Jiu-Jitsu Brésilien.


1. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Marc, je travaille dans le cadre des forces de l’ordre et je suis responsable, depuis huit ans, de la self-défense de la police cantonale genevoise. J’ai intégré le SDK en 1998, où j’ai pratiqué douze ans le yoseikan budo et cinq ans le ne-waza avec Pascal. Au même moment, je pratiquais également le jiu-jitsu brésilien à New Nation, un des premiers clubs à Genève, géré par Olavo et Cyrille, avant de créer la section JJB du SDK.


2. Quel est ton rôle aujourd’hui au Shung Do Kwan ?

Aujourd’hui, je suis responsable de la section JJB, cela fait 12 ans que j’ai créé la section avec Alain GILLIOZ. Je suis fier de voir l’entrain qu’a suscité cette initiative. Notre section évolue sous des formes différentes : Alain développe et partage son savoir-faire du combat sans kimono, ce que j’aime appeler « l’évolution » des arts martiaux modernes. Et de mon côté, accompagné de Xavier, nous perpétuons un jiu-jitsu classique que nous avons étudié ensemble au Brésil chez notre professeur André, depuis de nombreuses années. J’aimerais également parler d’Ivan, qui est le quatrième professeur de la section et qui pour moi définit à lui tout seul la puissance et l’efficacité de notre art martial. Avec ses 165cm et ses 75kg, Ivan est un ancien compétiteur terriblement efficace qui a su faire plier des gabarits bien plus imposant que lui à l’image d’Hélio GRACIE,
historiquement notre grand professeur, l’un des créateurs de notre discipline.


J’ai vraiment la chance d’avoir cette Draem Team avec moi pour porter cette section au sein de notre club, sans oublier évidemment Cem notre trésorier et ceinture violette depuis trop longtemps ainsi que Michaël secrétaire et ceinture noire 100% SDK, membres du bureau et qui travaille beaucoup pour notre section et le club de marnière générale.


3. Comment as-tu découvert le Shung Do Kwan ?

À l’époque, je travaillais chez Rolex et j’avais fait découvrir l’escalade à José LOPEZ. Ce dernier était le bras droit (voir le souffre-douleur) de Denis INKEI, professeur de la section Yoseikan budo de l’époque. Et c’est dans cet esprit d’échange de bon procédés que José à son tour m’a initié au Yos (Yoseikan Budo) et depuis ce jour, je suis resté fidèle aux tatamis.


4. Quelle place les arts martiaux ou le sport occupent-ils dans ta vie ?

Aujourd’hui, étant donné que les arts martiaux sont présents dans ma vie professionnelle, depuis un moment, il est vrai qu’ils occupent une grande partie de ma vie. Je pense et je me considère comme privilégié de pouvoir passer au temps de temps à les enseigner.


5. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton rôle ou dans ta pratique au Shung Do Kwan ?

Depuis que la section existe, mes objectifs sont les suivants: 

- Proposer des cours de qualité

- Rendre nos cours accessibles à toutes les tranches de la population sans discrimination

- Proposer des cotisations attrayantes pour favoriser l'intégration de personnes.


Outre les cours pour adultes, nous avons une branche de la section JJB pour les enfants à partir de 6 ans. Ces cours sont dispensés par Roberto TRUMMER qui est éducateur pour enfants dans sa vie professionnelle et de Thierry PIOZIN qui a été gradé ceinture noire par le SDK.


De plus, aujourd’hui, je suis très fier, car nous sommes en passe de réaliser un projet de longue date qui est de créer une branche 100 % fille. Ce projet devient réalité grâce à Anna FONTAINE une compétitrice qui nous à rejoint avec qui je partage une même fibre associative et qui a déjà eu une petite dizaine de fille lors de son premier cours dispensé au dojo MOTTA.


6. Y a-t-il un souvenir ou une anecdote du Shung Do Kwan qui t’a particulièrement marqué ?

Oui, évidemment beaucoup, mais un qui a défié la chronique du club, c’est passé durant une AG, (Assemblée générale) il y a plus d’une dizaine d’années. Après une joute verbale haute en couleur, cette dernière, c’est terminée par un combat de sabre (avec des tchobos) entre deux représentants de section spécialiste dans le domaine.


Outre que cette joute a été menée de très mauvaises foi par l’instigateur, elle m’aura appris que si l’on veut pouvoir construire ensemble, il faut être honnête et jouer cartes sur table, car nous tirons tous à la même corde pour faire vivre notre magnifique club martial qu’est le SHUNG DO KWAN.


7. Qu’est-ce que le Shung Do Kwan représente pour toi en trois mots ?

Persévérance, intégration et Introspection.


8. En dehors du club, qu’est-ce qui te passionne ou t’occupe lorsque tu ne traînes pas dans un dojo ?

J’aime toutes les disciplines qui touchent à la montagne. Cette dernière m’inspire beaucoup et me ressource également.


9. Si tu pouvais maîtriser instantanément une compétence — martiale ou totalement inutile — laquelle choisirais-tu ?

La souplesse est une compétence qui élargit tellement le champ des possibles qu’elle me permettrait d’explorer encore beaucoup d’autres chemin que ceux que je parcours aujourd’hui.


10. Et pour terminer : quelque chose que les membres du Shung Do Kwan seraient probablement surpris d’apprendre sur toi ?

Mon premier métier, je suis bijoutier joaillier, c’est ce métier qui m’a permis de connaître José et qui a fait que j’écris ces lignes aujourd’hui.


Hey ! Tu veux trouver ton art martial ?